Les femmes Bumulusi : Les héroïnes méconnues de la lutte contre l’avortement à risque
L’avortement pratiqué dans des conditions dangereuses est depuis longtemps un tueur silencieux dans la circonscription de Navakholo, dans le comté de Kakamega. Des jeunes femmes et des jeunes filles sont mortes en silence, leur décès étant décrit comme résultant d’une maladie soudaine, alors que la vérité se cache dans l’ombre, connue seulement de quelques membres de la famille. Les chiffres nationaux montrent l’ampleur du problème. Une étude du ministère de la santé publiée en 2023 estime qu’environ 792 694 avortements provoqués ont eu lieu au Kenya cette année-là, soit 57 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer.
Une série de malheurs pousse une femme de Kakamega à se faire la championne de la lutte contre la violence fondée sur le sexe et les avortements pratiqués dans des conditions dangereuses.
Lorsque le mari de Jennifer Onyalo est décédé en 2008, la vie telle qu’elle la connaissait s’est effondrée. Elle s’est retrouvée avec quatre enfants, enceinte de quatre mois d’un cinquième, et vivant dans une maison aux murs de boue dans le comté de Kakamega. Du jour au lendemain, elle a perdu le seul soutien de famille et toute certitude quant à l’avenir. La peur, le chagrin et la pauvreté l’assaillent d’un seul coup, la poussant à bout.
Renverser le cours des choses : les dirigeants locaux s’attaquent à la violence et aux avortements non médicalisés
Pendant des années, les administrateurs locaux de certaines régions de l’ouest du Kenya ont eu une mauvaise réputation. Ils ont souvent été accusés d’être à l’origine de certains des vices qui empêchent les communautés de progresser.
Se transformer en agents du changement : Comment les coupeurs de cannes de Ndhiwa inspirent l’espoir
Un groupe d’hommes est patiemment assis sous un arbre et discute après une dure journée de travail dans les plantations. D’ordinaire, ils parleraient de football, de politique ou d’expéditions liées à la canne à sucre. Mais il ne s’agit pas d’une réunion ordinaire.
Du risque à l’orientation : Le combat d’une ancienne accoucheuse contre l’avortement à risque
Hanifa Wechuli, du village de Navakholo, dans le comté de Kakamega, a vu les réalités de l’avortement à risque. Ces réalités sont le reflet d’une crise plus large qui touche les femmes et les jeunes filles dans tout le Kenya.
Les mères adolescentes de Kakamega réécrivent leur avenir grâce à des programmes de mentorat
La grossesse chez les adolescentes est un choc pour de nombreuses jeunes filles de Kakamega. Elle interrompt l’école, crée la confusion et perturbe l’avenir soigneusement imaginé. En un instant, l’éducation est remplacée par la peur, et l’ambition cède la place à la lutte quotidienne pour la survie.
Comment les opérateurs de motos-taxis ont transformé la lutte contre les avortements dangereux et les grossesses précoces à Homa Bay
For many years, motorcycle taxi, commonly known as boda boda operators have always carried a heavy stigma in society. They have often been associated with crime, defilement, sexual and gender-based violence, and the exploitation of young girls. In Homa Bay town, parents and local authorities have...
Donner de l’espoir aux survivantes de grossesses précoces, un jour à la fois
Idda Atieno se souvient de décembre 2024 comme du mois où sa vie a changé pour toujours. Elle était encore mineure, venait d’avoir 16 ans, était sans emploi et dépendait entièrement de sa mère célibataire. Elle était également lycéenne et préparait ses examens de fin d’année. C’est alors qu’elle découvre qu’elle est enceinte.
Les aînés misent sur le dialogue pour protéger les adolescents et les jeunes mères contre les dangers
Les anciens de Nyada Ralek, un réseau social du Conseil des anciens de Homa Bay, ont vu des générations arriver à l’âge adulte et ont été témoins du bon, du mauvais et du laid de la société. Ils ont vu la communauté prospérer et célébrer, et dans les moments difficiles, ils ont été témoins de vies perdues, notamment à cause d’avortements pratiqués dans des conditions dangereuses, de familles déchirées par la violence sexuelle et sexiste et, ces derniers temps, de liens sociaux affaiblis, laissant les jeunes plus vulnérables que jamais. Ils en ont pris note et font entendre leur voix pour exprimer leur inquiétude et leurs conseils.
De la perte à la défense des droits : L’appel d’une femme pour mettre fin aux décès liés aux avortements pratiqués dans des conditions dangereuses
Leonidas Mulembe, du village de Burangasi à Navakholo Kakamega, se souvient encore du jour où sa belle-fille est tombée malade. La jeune fille de 15 ans, alors en septième année, vomissait fréquemment et s’affaiblissait, mais rien n’avait préparé son tuteur, âgé de 72 ans, à ce qui allait se produire.














