{"id":2795,"date":"2026-05-07T15:12:21","date_gmt":"2026-05-07T15:12:21","guid":{"rendered":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/les-femmes-bumulusi-les-heroines-meconnues-de-la-lutte-contre-lavortement-a-risque\/"},"modified":"2026-05-07T15:25:35","modified_gmt":"2026-05-07T15:25:35","slug":"les-femmes-bumulusi-les-heroines-meconnues-de-la-lutte-contre-lavortement-a-risque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/les-femmes-bumulusi-les-heroines-meconnues-de-la-lutte-contre-lavortement-a-risque\/","title":{"rendered":"Les femmes Bumulusi : Les h\u00e9ro\u00efnes m\u00e9connues de la lutte contre l&rsquo;avortement \u00e0 risque"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrang\u00e9e\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_padding__hover=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]L&rsquo;avortement pratiqu\u00e9 dans des conditions dangereuses est depuis longtemps un tueur silencieux dans la circonscription de Navakholo, dans le comt\u00e9 de Kakamega. Des jeunes femmes et des jeunes filles sont mortes en silence, leur d\u00e9c\u00e8s \u00e9tant d\u00e9crit comme r\u00e9sultant d&rsquo;une maladie soudaine, alors que la v\u00e9rit\u00e9 se cache dans l&rsquo;ombre, connue seulement de quelques membres de la famille. Les chiffres nationaux montrent l&rsquo;ampleur du probl\u00e8me. Une \u00e9tude du minist\u00e8re de la sant\u00e9 publi\u00e9e en 2023 estime qu&rsquo;environ 792 694 avortements provoqu\u00e9s ont eu lieu au Kenya cette ann\u00e9e-l\u00e0, soit 57 avortements pour 1 000 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er. Plus de la moiti\u00e9 des grossesses non d\u00e9sir\u00e9es se sont sold\u00e9es par un avortement provoqu\u00e9, les taux les plus \u00e9lev\u00e9s \u00e9tant enregistr\u00e9s dans la r\u00e9gion occidentale. Derri\u00e8re ces chiffres se cachent des vies perdues, souvent \u00e0 la suite d&rsquo;interventions dangereuses pratiqu\u00e9es par des personnes non form\u00e9es. Pour les femmes du village de Nambacha, cette r\u00e9alit\u00e9 est personnelle. Certaines d&rsquo;entre elles portent encore les cicatrices physiques et \u00e9motionnelles des avortements dangereux auxquels elles ont surv\u00e9cu il y a des ann\u00e9es. Ces cicatrices leur rappellent constamment qu&rsquo;elles ne peuvent pas se permettre d&rsquo;\u00eatre spectatrices de la vie d&rsquo;autres jeunes filles innocentes de la communaut\u00e9.          <\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit des membres de l&rsquo;organisation communautaire Bumulusi, un groupe de femmes qui ont transform\u00e9 la douleur en objectif. Bien qu&rsquo;elles soient tr\u00e8s impliqu\u00e9es dans la promotion d&rsquo;une meilleure sant\u00e9 sexuelle et g\u00e9n\u00e9sique pour les femmes et les jeunes filles, leur v\u00e9ritable force r\u00e9side dans l&rsquo;\u00e9troite collaboration qu&rsquo;elles entretiennent avec leur communaut\u00e9. Lorsqu&rsquo;elles ne s&rsquo;expriment pas contre les avortements dangereux, elles sensibilisent les familles aux grossesses pr\u00e9coces, plaident en faveur de rapports sexuels prot\u00e9g\u00e9s et du planning familial, ou parlent ouvertement de la pr\u00e9vention du VIH au sein des groupes vuln\u00e9rables.    <\/p>\n<p>Betty Nabwire, 40 ans, m\u00e8re de deux enfants, est l&rsquo;une de ces femmes. Elle a elle-m\u00eame surv\u00e9cu \u00e0 un avortement pratiqu\u00e9 dans des conditions dangereuses. Chaque fois qu&rsquo;elle en parle, sa voix est empreinte de douleur et de d\u00e9termination.    <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai la chance d&rsquo;\u00eatre en vie, et c&rsquo;est pourquoi je me suis \u00e9galement consacr\u00e9e \u00e0 avertir les autres des dangers des pratiques d&rsquo;avortement \u00e0 risque\u00a0\u00bb, d\u00e9clare-t-elle.  <\/p>\n<p>Il y a des ann\u00e9es, Betty a failli perdre la vie en essayant d&rsquo;interrompre une grossesse qu&rsquo;elle pensait ne pas pouvoir mener \u00e0 terme. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, elle n&rsquo;avait que 24 ans mais \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 m\u00e8re de deux enfants. Son mari travaillait en ville, loin de chez lui. Solitaire, jeune et na\u00efve, elle a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duite par un autre homme et un simple \u00e9pisode s&rsquo;est transform\u00e9 en grossesse.     <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai paniqu\u00e9 et j&rsquo;ai imm\u00e9diatement cherch\u00e9 des solutions. Je ne pensais pas pouvoir mener \u00e0 bien cette grossesse. J&rsquo;ai essay\u00e9 tout ce qu&rsquo;on m&rsquo;avait dit, y compris l&rsquo;utilisation d&rsquo;un d\u00e9tergent, mais tout cela n&rsquo;a pas fonctionn\u00e9\u00a0\u00bb, raconte-t-elle.    <\/p>\n<p>La peur a pris le dessus. Ses amis lui sugg\u00e8rent d&rsquo;autres m\u00e9thodes. Lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;adresse \u00e0 ses parents, ceux-ci s&rsquo;inqui\u00e8tent davantage de sa g\u00eane que de sa s\u00e9curit\u00e9. Sa m\u00e8re finit par l&#8217;emmener chez quelqu&rsquo;un qu&rsquo;elle croyait \u00eatre un m\u00e9decin. Elle se rendra compte plus tard qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un charlatan. Elle se souvient qu&rsquo;on lui a dit de s&rsquo;allonger sur un lit, les jambes grandes ouvertes. Un fil de fer muni de crochets a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9 dans son corps tandis qu&rsquo;elle se tordait de douleur.        <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je lui ai demand\u00e9 ce qu&rsquo;elle faisait et elle m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle d\u00e9truisait le f\u0153tus\u00a0\u00bb, raconte Betty.  <\/p>\n<p>Elle a ensuite \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e \u00e0 son domicile conjugal. Le troisi\u00e8me jour, elle a commenc\u00e9 \u00e0 saigner abondamment et \u00e0 \u00e9vacuer des caillots d\u00e9gageant une odeur naus\u00e9abonde. Elle a surv\u00e9cu, mais de justesse. Cette exp\u00e9rience a failli d\u00e9truire son mariage et l&rsquo;a profond\u00e9ment traumatis\u00e9e. Aujourd&rsquo;hui encore, elle se souvient qu&rsquo;elle a fr\u00f4l\u00e9 la mort. [\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/africaalliance.ipas.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Uncelebrated-Bumulusi-women-_-Final-1.jpeg\u00a0\u00bb alt=\u00a0\u00bbFemme assise sur une chaise en train de parler\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bbLes femmes Bumulusi non c\u00e9l\u00e9br\u00e9es _ Finale\u00a0\u00bb show_bottom_space=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb text_font=\u00a0\u00bb||on||||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]Betty Nabwire[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb text_font=\u00a0\u00bb||||||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]Ce qui a chang\u00e9 la vie de Betty, c&rsquo;est qu&rsquo;elle a trouv\u00e9 un espace o\u00f9 elle pouvait gu\u00e9rir et parler librement. Apr\u00e8s avoir rejoint l&rsquo;organisation communautaire Bumulusi, elle a rencontr\u00e9 d&rsquo;autres femmes qui avaient v\u00e9cu des exp\u00e9riences similaires. Le partage des histoires l&rsquo;a aid\u00e9e \u00e0 s&rsquo;accepter et lui a donn\u00e9 du courage.    <\/p>\n<p>Dans son village, elle conseille les jeunes filles et les femmes et plaide vigoureusement en faveur de l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 des soins qualifi\u00e9s dans les h\u00f4pitaux priv\u00e9s et publics.  <\/p>\n<p>Sa mission, cependant, commence \u00e0 la maison, o\u00f9 elle dit avoir encadr\u00e9 sa fille de 20 ans et lui avoir enseign\u00e9 les principes de base de la s\u00e9curit\u00e9. Elle dit parler librement avec sa fille et la conseiller sur divers sujets, notamment la sant\u00e9 sexuelle et g\u00e9n\u00e9sique.   <\/p>\n<p>Elle a \u00e9galement rencontr\u00e9 d&rsquo;autres jeunes et les a conseill\u00e9s sur d&rsquo;autres sujets, tels que la grossesse chez les adolescentes et les moyens de se prot\u00e9ger contre le VIH\/sida.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Lorsque les cas sont intenses et qu&rsquo;ils me d\u00e9passent, je les renvoie \u00e0 un professionnel. Pour ma part, le conseil m&rsquo;a aid\u00e9e \u00e0 m&rsquo;accepter et m&rsquo;a donn\u00e9 le courage de partager mes histoires\u00a0\u00bb, dit-elle, ajoutant qu&rsquo;au sein de leur groupe, elles partagent \u00e9galement les le\u00e7ons apprises.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je suis convaincue d&rsquo;avoir contribu\u00e9 \u00e0 sauver plusieurs vies gr\u00e2ce au dialogue\u00a0\u00bb, explique-t-elle.  <\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;elle ait r\u00e9ussi \u00e0 surmonter le traumatisme de l&rsquo;incident qui a failli d\u00e9truire son mariage et mettre fin \u00e0 sa vie, elle se souvient encore parfaitement de la fa\u00e7on dont elle a \u00e9chapp\u00e9 aux crocs de la mort.  <\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, Betty conseille les jeunes filles et les femmes de son village et leur recommande vivement de s&rsquo;adresser aux centres de sant\u00e9. \u00ab\u00a0Je sais que le dialogue sauve des vies\u00a0\u00bb, affirme-t-elle.   <\/p>\n<p>Sa confiance s&rsquo;est encore renforc\u00e9e lorsque l&rsquo;organisation communautaire de Bumulusi a commenc\u00e9 \u00e0 travailler plus \u00e9troitement avec Ipas Africa Alliance. Betty a commenc\u00e9 \u00e0 faire part de son t\u00e9moignage lors de forums communautaires. \u00c0 mesure qu&rsquo;elle s&rsquo;exprimait, d&rsquo;autres survivants ont trouv\u00e9 le courage de se manifester.    <\/p>\n<p>Avec d&rsquo;autres survivantes, elles ont d\u00e9cid\u00e9 de former un groupe de soutien pour partager leurs histoires et sensibiliser la communaut\u00e9 afin de r\u00e9duire les risques de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux pratiques d&rsquo;avortement \u00e0 risque.  <\/p>\n<p>Lors de sa cr\u00e9ation en 2014, l&rsquo;organisation communautaire Bumulusi s&rsquo;est concentr\u00e9e sur le soutien aux personnes vivant avec le VIH et la tuberculose, en envoyant les cas compliqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. Chaque membre s&rsquo;est vu attribuer des foyers dans son village, o\u00f9 il a offert un soutien et des conseils de base. En 2017, apr\u00e8s avoir re\u00e7u une formation d&rsquo;Ipas Africa Alliance sur l&rsquo;avortement s\u00e9curis\u00e9 et non s\u00e9curis\u00e9, les femmes ont commenc\u00e9 \u00e0 remarquer un sch\u00e9ma inqui\u00e9tant. Des jeunes femmes mouraient myst\u00e9rieusement et les familles \u00e9vitaient d&rsquo;en parler.     <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de creuser en profondeur, nous avons visit\u00e9 les maisons des victimes et nous avons r\u00e9alis\u00e9 qu&rsquo;elles mouraient \u00e0 la suite d&rsquo;avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses, apr\u00e8s des saignements excessifs\u00a0\u00bb, dit-elle.  <\/p>\n<p>Cette prise de conscience les a pouss\u00e9s \u00e0 agir. Ils ont commenc\u00e9 \u00e0 sensibiliser les barazas des chefs, les \u00e9coles, les \u00e9glises, les rassemblements fun\u00e9raires et les r\u00e9unions de dialogue avec les dirigeants locaux, politiques et religieux.   <\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, le groupe compte une trentaine de membres. Dans leur bureau, ils re\u00e7oivent en moyenne trois \u00e0 quatre cas par mois de femmes en d\u00e9tresse, qu&rsquo;ils orientent vers des services de conseil et, pour certaines, vers des h\u00f4pitaux.   <\/p>\n<p>Les femmes sont \u00e9galement intervenues pour soutenir les filles qui accouchent et souhaitent retourner \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. Les m\u00e8res mentors, dont beaucoup ont surv\u00e9cu \u00e0 des violences sexistes ou \u00e0 des avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses, aident \u00e0 s&rsquo;occuper des b\u00e9b\u00e9s ou accueillent m\u00eame les jeunes m\u00e8res chez elles.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Certaines m\u00e8res mentors restent m\u00eame avec les jeunes filles et en assument la charge, tandis que d&rsquo;autres acceptent de s&rsquo;occuper du b\u00e9b\u00e9 pour les jeunes filles pendant qu&rsquo;elles vont \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole\u00a0\u00bb, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9. Quelque six m\u00e8res mentors ont \u00e9t\u00e9 charg\u00e9es d&rsquo;aider les jeunes filles qui ont accouch\u00e9 et sont retourn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole.   <\/p>\n<p>Un membre a cr\u00e9\u00e9 une petite garderie, accueillant jusqu&rsquo;\u00e0 dix enfants avec le soutien du groupe.  <\/p>\n<p>Pamela Naumwo, pr\u00e9sidente de l&rsquo;organisation communautaire Bumulusi, d\u00e9clare : \u00ab\u00a0Pour r\u00e9duire le nombre d&rsquo;avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses, il faut modifier les politiques afin de permettre aux femmes qui ne veulent pas porter une grossesse de se faire avorter, pour r\u00e9duire le nombre \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9c\u00e8s\u00a0\u00bb.  <\/p>\n<p>Pour elle, la le\u00e7on est claire. Les avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses se d\u00e9veloppent dans le silence, la peur et la stigmatisation. Il diminue lorsque les communaut\u00e9s parlent ouvertement et soutiennent les filles au lieu de les punir.    <\/p>\n<p>Elle invite les parents \u00e0 \u00eatre compr\u00e9hensifs lorsque les filles tombent enceintes, en leur rappelant que la vie ne s&rsquo;arr\u00eate pas avec la grossesse. Les filles peuvent accoucher et retourner \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. [\/et_pb_text][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/africaalliance.ipas.org\/wp-content\/uploads\/2026\/05\/Uncelebrated-Bumulusi-women-_-Final-2.jpeg\u00a0\u00bb alt=\u00a0\u00bbPamela Naumwo \u00e0 l&#039;appareil.\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bbLes femmes Bumulusi non c\u00e9l\u00e9br\u00e9es _ Finale\u00a0\u00bb show_bottom_space=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb text_font=\u00a0\u00bb||on||||||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]Pamela Naumwo, pr\u00e9sidente &#8211; Bumulusi CBO[\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]Les femmes de Bumulusi ne sont plus les t\u00e9moins silencieux d&rsquo;une trag\u00e9die. Elles sont des mentors, des conseill\u00e8res et des premiers intervenants. Leur pass\u00e9 douloureux est devenu un outil pour sauver des vies. Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;honn\u00eatet\u00e9, \u00e0 la solidarit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;action communautaire, elles changent l&rsquo;histoire de l&rsquo;avortement \u00e0 risque.     <\/p>\n<p>Les efforts des femmes de Bumulusi s&rsquo;inscrivent \u00e9galement dans le cadre d&rsquo;interventions nationales plus larges. Selon le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la sant\u00e9, le Dr Patrick Amoth, le gouvernement kenyan a investi dans plusieurs mesures visant \u00e0 pr\u00e9venir les avortements dangereux et \u00e0 r\u00e9duire leurs cons\u00e9quences sur la sant\u00e9. Il s&rsquo;agit notamment d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;acc\u00e8s aux contraceptifs modernes pour pr\u00e9venir les grossesses non d\u00e9sir\u00e9es, d&rsquo;\u00e9laborer des lignes directrices cliniques pour aider les prestataires de soins de sant\u00e9 et de former les travailleurs de la sant\u00e9 aux soins post-avortement.    <\/p>\n<p>Pour des groupes comme Bumulusi CBO, ces interventions sont importantes parce qu&rsquo;elles offrent aux communaut\u00e9s un endroit s\u00fbr o\u00f9 r\u00e9f\u00e9rer les femmes et les filles qui sont dans le besoin, renfor\u00e7ant ainsi le message que l&rsquo;aide existe au-del\u00e0 du secret et de la peur. [\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;avortement pratiqu\u00e9 dans des conditions dangereuses est depuis longtemps un tueur silencieux dans la circonscription de Navakholo, dans le comt\u00e9 de Kakamega. Des jeunes femmes et des jeunes filles sont mortes en silence, leur d\u00e9c\u00e8s \u00e9tant d\u00e9crit comme r\u00e9sultant d&rsquo;une maladie soudaine, alors que la v\u00e9rit\u00e9 se cache dans l&rsquo;ombre, connue seulement de quelques membres de la famille. Les chiffres nationaux montrent l&rsquo;ampleur du probl\u00e8me. Une \u00e9tude du minist\u00e8re de la sant\u00e9 publi\u00e9e en 2023 estime qu&rsquo;environ 792 694 avortements provoqu\u00e9s ont eu lieu au Kenya cette ann\u00e9e-l\u00e0, soit 57 avortements pour 1 000 femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er.     <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2784,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[77],"country":[21],"focus-area":[],"class_list":["post-2795","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire-de-limpact","country-kenya"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2795","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2795"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2795\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2784"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2795"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2795"},{"taxonomy":"country","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/country?post=2795"},{"taxonomy":"focus-area","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/focus-area?post=2795"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}