{"id":2793,"date":"2026-04-28T16:23:03","date_gmt":"2026-04-28T16:23:03","guid":{"rendered":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/se-transformer-en-agents-du-changement-comment-les-coupeurs-de-cannes-de-ndhiwa-inspirent-lespoir\/"},"modified":"2026-05-07T15:25:39","modified_gmt":"2026-05-07T15:25:39","slug":"se-transformer-en-agents-du-changement-comment-les-coupeurs-de-cannes-de-ndhiwa-inspirent-lespoir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/se-transformer-en-agents-du-changement-comment-les-coupeurs-de-cannes-de-ndhiwa-inspirent-lespoir\/","title":{"rendered":"Se transformer en agents du changement : Comment les coupeurs de cannes de Ndhiwa inspirent l&rsquo;espoir"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; admin_label=\u00a0\u00bbsection\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row admin_label=\u00a0\u00bbrang\u00e9e\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; background_size=\u00a0\u00bbinitial\u00a0\u00bb background_position=\u00a0\u00bbtop_left\u00a0\u00bb background_repeat=\u00a0\u00bbrepeat\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.16&Prime; custom_padding=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb custom_padding__hover=\u00a0\u00bb|||\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]Un groupe d&rsquo;hommes est patiemment assis sous un arbre et discute apr\u00e8s une dure journ\u00e9e de travail dans les plantations. D&rsquo;ordinaire, ils parleraient de football, de politique ou d&rsquo;exp\u00e9ditions li\u00e9es \u00e0 la canne \u00e0 sucre. Mais il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une r\u00e9union ordinaire.    <\/p>\n<p>Leur objectif : faire face \u00e0 un pass\u00e9 douloureux et travailler pour mettre fin aux grossesses chez les adolescentes, aux violences sexuelles et aux avortements \u00e0 risque dans leur communaut\u00e9.  <\/p>\n<p>Ici, l&rsquo;attrait de l&rsquo;argent rapide et les mythes communautaires sur le r\u00f4le des filles ont laiss\u00e9 plusieurs jeunes filles \u00e0 la merci de coupeurs de canne \u00e0 sucre malhonn\u00eates.  <\/p>\n<p>Pendant des ann\u00e9es, les coupeurs de canne \u00e0 sucre de Ndhiwa, localement connus sous le nom d&rsquo;Obanda, ont \u00e9t\u00e9 craints. Leur nom est devenu synonyme d&rsquo;exploitation, de souillure, de grossesses pr\u00e9coces et de violences sexuelles et sexistes. Les enseignants mettaient les \u00e9coli\u00e8res en garde contre eux. Les familles leur reprochaient d&rsquo;avoir g\u00e2ch\u00e9 leur avenir. Dans une r\u00e9gion o\u00f9 la pauvret\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e et o\u00f9 la coupe de la canne \u00e0 sucre permet de gagner rapidement de l&rsquo;argent, les filles sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables.      <\/p>\n<p>Selon l&rsquo;enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9 du Kenya (KHDS) 2022, le comt\u00e9 de Homa Bay, o\u00f9 se trouve Ndhiwa, enregistre l&rsquo;un des taux de grossesse chez les adolescentes les plus \u00e9lev\u00e9s du Kenya, avec 23 % des filles \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 19 ans qui ont commenc\u00e9 \u00e0 avoir des enfants. Derri\u00e8re ces chiffres se cachent des histoires de jeunes filles forc\u00e9es de quitter l&rsquo;\u00e9cole, pouss\u00e9es \u00e0 avorter dans des conditions dangereuses ou pi\u00e9g\u00e9es dans une maternit\u00e9 pr\u00e9coce.   <\/p>\n<p>Jackson Odhiambo, aujourd&rsquo;hui \u00e2g\u00e9 de 38 ans, ne conna\u00eet que trop bien cette r\u00e9alit\u00e9.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant, j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s arrogant, grossier et violent. Il m&rsquo;arrivait m\u00eame de n\u00e9gliger ma famille\u00a0\u00bb, explique-t-il. Pendant plus de dix ans, Odhiambo a travaill\u00e9 comme coupeur de canne \u00e0 sucre. Avec des revenus hebdomadaires d\u00e9passant parfois 6 000 Ksh, il admet que lui et d&rsquo;autres personnes d\u00e9pensaient leur argent en exploitant des jeunes filles et des femmes.    <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Plusieurs jeunes filles scolaris\u00e9es sont tomb\u00e9es enceintes \u00e0 cause de nous et leur \u00e9ducation a \u00e9t\u00e9 interrompue. M\u00eame les jeunes femmes mari\u00e9es ont perdu leur mariage \u00e0 cause de nous\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. [\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_image src=\u00a0\u00bbhttps:\/\/africaalliance.ipas.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/sugarcane-2.jpeg\u00a0\u00bb alt=\u00a0\u00bbgroupe de coupeurs de canne \u00e0 sucre \u00e0 l&#039;ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb title_text=\u00a0\u00bbcanne \u00e0 sucre-2&Prime; show_bottom_space=\u00a0\u00bboff\u00a0\u00bb _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb text_font=\u00a0\u00bb||on||||||\u00a0\u00bb text_font_size=\u00a0\u00bb16px\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]Le groupe des coupeurs de canne \u00e0 sucre (Obanda) se r\u00e9unit pour un dialogue [\/et_pb_text][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb hover_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime; global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb sticky_enabled=\u00a0\u00bb0&Prime;]Il d\u00e9crit une culture o\u00f9 les filles sont trait\u00e9es comme des objets et non comme des enfants pleins d&rsquo;avenir. Certaines \u00e9taient contraintes d&rsquo;offrir de petits cadeaux, d&rsquo;autres \u00e9taient prises pour cible alors qu&rsquo;elles livraient de la nourriture dans les fermes. En cas de grossesse, les filles \u00e9taient pouss\u00e9es \u00e0 avorter dans des conditions dangereuses, souvent par des prestataires non qualifi\u00e9s, par peur de la responsabilit\u00e9.    <\/p>\n<p>Avec le recul, Odhiambo d\u00e9clare : \u00ab\u00a0Je me suis rendu compte que je d\u00e9truisais des vies en pratiquant des avortements forc\u00e9s, souvent dangereux.\u00a0\u00bb  <\/p>\n<p>L&rsquo;environnement facilitait les abus. Les longues journ\u00e9es dans les champs, l&rsquo;argent liquide, l&rsquo;alcool et la pression des pairs renfor\u00e7aient les comportements n\u00e9fastes. La violence est devenue normale. Odhiambo admet avoir disparu de chez lui pendant des jours apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9, et avoir renvoy\u00e9 sa femme chaque fois qu&rsquo;elle l&rsquo;interrogeait.     <\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, cependant, un Odhiambo r\u00e9form\u00e9 fait partie de ceux qui m\u00e8nent la campagne pour changer ce comportement et prot\u00e9ger les personnes vuln\u00e9rables des vices qui \u00e9taient courants chez les Obandas.  <\/p>\n<p>Le tournant s&rsquo;est produit lorsqu&rsquo;il a rejoint le Nyarongi Paralegal Network, une initiative communautaire qui forme des hommes et des femmes \u00e0 la d\u00e9fense de la sant\u00e9 et des droits sexuels et reproductifs (SRHR).  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 form\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;autres hommes, et ce fut un voyage plein de b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0\u00bb, dit-il.  <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce au dialogue, \u00e0 la sensibilisation juridique et \u00e0 la r\u00e9flexion, Odhiambo a commenc\u00e9 \u00e0 comprendre le mal qu&rsquo;il avait caus\u00e9 aux filles et \u00e0 sa propre famille. Il a cess\u00e9 de recourir \u00e0 la violence, a commenc\u00e9 \u00e0 soutenir l&rsquo;\u00e9ducation de ses enfants et a reconstruit son mariage.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai m\u00eame pay\u00e9 une dot \u00e0 ma femme\u00a0\u00bb, dit-il en souriant.  <\/p>\n<p>Son histoire fait \u00e9cho \u00e0 celle de Lamech Ogola, du village de Kanyikela South, qui a lui aussi v\u00e9cu dans l&rsquo;insouciance.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je croyais qu&rsquo;on ne vivait qu&rsquo;une fois\u00a0\u00bb, explique Ogola. Apr\u00e8s avoir abandonn\u00e9 l&rsquo;\u00e9cole, il s&rsquo;est tourn\u00e9 vers la coupe de la canne \u00e0 sucre. Il admet avoir facilit\u00e9 l&rsquo;avortement \u00e0 risque d&rsquo;au moins cinq \u00e9coli\u00e8res par l&rsquo;interm\u00e9diaire de charlatans.    <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Je n&rsquo;avais pas peur du VIH. Je n&rsquo;avais pas peur de la loi\u00a0\u00bb, dit-il.  <\/p>\n<p>La transformation d&rsquo;Ogola a commenc\u00e9 lorsqu&rsquo;un coll\u00e8gue coupeur de canne \u00e0 sucre, qui faisait d\u00e9j\u00e0 partie du groupe de parajuristes, l&rsquo;a interpell\u00e9 par la conversation plut\u00f4t que par la condamnation.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous \u00e9tions en train de discuter au hasard et soudain, il a commenc\u00e9 \u00e0 parler en paraboles de mes mauvaises actions et \u00e0 faire l&rsquo;\u00e9loge du r\u00e9seau Nyarongi Paralegal Network. Lorsque je lui ai demand\u00e9 de m&rsquo;en dire plus sur le groupe, il m&rsquo;a persuad\u00e9 d&rsquo;assister \u00e0 une r\u00e9union\u00a0\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.  <\/p>\n<p>Depuis qu&rsquo;il a rejoint le groupe, Ogola affirme que ses priorit\u00e9s ont chang\u00e9. Il a construit une maison, paie les frais de scolarit\u00e9 de ses enfants et sensibilise ouvertement les autres aux dangers de l&rsquo;exploitation sexuelle et des avortements \u00e0 risque.   <\/p>\n<p>Son \u00e9pouse, Diana Akinyi, confirme le changement.  <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous ne nous disputons plus beaucoup\u00a0\u00bb, dit-elle. \u00ab\u00a0Je suis maintenant heureuse en m\u00e9nage.   <\/p>\n<p>Aujourd&rsquo;hui, les hommes qui \u00e9taient autrefois craints par la communaut\u00e9 sont devenus ses protecteurs. Le r\u00e9seau Nyarongi Paralegal Network a \u00e9galement cr\u00e9\u00e9 un groupe d&rsquo;action communautaire. Ce groupe d&rsquo;action communautaire comprend d\u00e9sormais 20 champions form\u00e9s en mati\u00e8re de sant\u00e9 sexuelle et reproductive, dont des Obanda r\u00e9form\u00e9s, des m\u00e8res adolescentes, des chefs religieux et des m\u00e8res mentors. Ensemble, ils m\u00e8nent des dialogues, font participer les jeunes et travaillent en \u00e9troite collaboration avec les dirigeants locaux.     <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Avant, quand les gens nous voyaient avec des jeunes filles, ils criaient\u00a0\u00bb, raconte Ogola. \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui, le chef m&rsquo;invite \u00e0 prendre la parole dans les barazas.   <\/p>\n<p>L&rsquo;impact est renforc\u00e9 par des syst\u00e8mes de soutien plus larges. Pour lutter contre les grossesses d&rsquo;adolescentes et les avortements \u00e0 risque, le gouvernement du comt\u00e9 de Homa Bay a cr\u00e9\u00e9 un centre d&rsquo;accueil de 52 lits dans la ville de Ndhiwa, dot\u00e9 d&rsquo;un personnel de sant\u00e9 et g\u00e9r\u00e9 en collaboration avec un partenaire priv\u00e9. L&rsquo;\u00e9tablissement offre une protection, des soins m\u00e9dicaux et des services d&rsquo;orientation pour les survivantes.    <\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;engagement continu de la communaut\u00e9, au mentorat et aux syst\u00e8mes de soutien, l&rsquo;espoir est que les g\u00e9n\u00e9rations futures de Ndhiwa grandiront sans grossesses d&rsquo;adolescentes, sans avortements \u00e0 risque et sans violence sexiste. [\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un groupe d&rsquo;hommes est patiemment assis sous un arbre et discute apr\u00e8s une dure journ\u00e9e de travail dans les plantations. D&rsquo;ordinaire, ils parleraient de football, de politique ou d&rsquo;exp\u00e9ditions li\u00e9es \u00e0 la canne \u00e0 sucre. Mais il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une r\u00e9union ordinaire.    <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2741,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_et_pb_use_builder":"on","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[77],"country":[21],"focus-area":[],"class_list":["post-2793","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire-de-limpact","country-kenya"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2793"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2793\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2741"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2793"},{"taxonomy":"country","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/country?post=2793"},{"taxonomy":"focus-area","embeddable":true,"href":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/focus-area?post=2793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}