{"id":2604,"date":"2026-04-27T15:51:24","date_gmt":"2026-04-27T15:51:24","guid":{"rendered":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/de-la-perte-a-la-defense-des-droits-lappel-dune-femme-pour-mettre-fin-aux-deces-lies-aux-avortements-pratiques-dans-des-conditions-dangereuses\/"},"modified":"2026-04-27T15:52:16","modified_gmt":"2026-04-27T15:52:16","slug":"de-la-perte-a-la-defense-des-droits-lappel-dune-femme-pour-mettre-fin-aux-deces-lies-aux-avortements-pratiques-dans-des-conditions-dangereuses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africaalliance.ipas.org\/fr\/de-la-perte-a-la-defense-des-droits-lappel-dune-femme-pour-mettre-fin-aux-deces-lies-aux-avortements-pratiques-dans-des-conditions-dangereuses\/","title":{"rendered":"De la perte \u00e0 la d\u00e9fense des droits : L&rsquo;appel d&rsquo;une femme pour mettre fin aux d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses"},"content":{"rendered":"<p>[et_pb_section fb_built=\u00a0\u00bb1&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_row _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_column type=\u00a0\u00bb4_4&Prime; _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb][et_pb_text _builder_version=\u00a0\u00bb4.27.6&Prime; _module_preset=\u00a0\u00bbdefault\u00a0\u00bb global_colors_info=\u00a0\u00bb{}\u00a0\u00bb]Leonidas Mulembe, du village de Burangasi \u00e0 Navakholo Kakamega, se souvient encore du jour o\u00f9 sa belle-fille est tomb\u00e9e malade. La jeune fille de 15 ans, alors en septi\u00e8me ann\u00e9e, vomissait fr\u00e9quemment et s&rsquo;affaiblissait, mais rien n&rsquo;avait pr\u00e9par\u00e9 son tuteur, \u00e2g\u00e9 de 72 ans, \u00e0 ce qui allait se produire.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle \u00e9tait toujours malade et je pensais qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une maladie normale\u00a0\u00bb, explique Mme Mulembe. \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai jamais soup\u00e7onn\u00e9 qu&rsquo;elle \u00e9tait enceinte.   <\/p>\n<p>Comme le probl\u00e8me persistait, elle a apport\u00e9 un \u00e9chantillon \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital pour comprendre ce qui n&rsquo;allait pas. Les r\u00e9sultats sont choquants. Sa belle-fille \u00e9tait enceinte. D\u00e9termin\u00e9e \u00e0 la prot\u00e9ger, Mme Mulembe a pris en charge les soins de la jeune fille et a gard\u00e9 l&rsquo;espoir qu&rsquo;elle m\u00e8nerait sa grossesse \u00e0 terme en toute s\u00e9curit\u00e9.     <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 de la soutenir et de prendre soin d&rsquo;elle\u00a0\u00bb, dit-elle. \u00ab\u00a0J&rsquo;ai cru que tout irait bien.   <\/p>\n<p>Mais quelques jours plus tard, l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 de la jeune fille s&rsquo;est brusquement d\u00e9t\u00e9rior\u00e9. Elle a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9e d&rsquo;urgence \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, \u00e0 peine capable de survivre. Les m\u00e9decins ont ensuite inform\u00e9 Mme Mulembe que sa belle-fille avait tent\u00e9 d&rsquo;interrompre la grossesse en ing\u00e9rant un d\u00e9tergent.    <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les m\u00e9decins ont fait de leur mieux et ont sauv\u00e9 le b\u00e9b\u00e9\u00a0\u00bb, se souvient-elle. \u00ab\u00a0Mais la fillette \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en danger de mort. Elle est morte quelques heures plus tard.   <\/p>\n<p>Cette perte a laiss\u00e9 Mulembe d\u00e9vast\u00e9e. Ce qui l&rsquo;a le plus troubl\u00e9e, ce n&rsquo;est pas seulement la mort elle-m\u00eame, mais le silence qui l&rsquo;a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Elle ne m&rsquo;a jamais dit qu&rsquo;elle \u00e9tait enceinte et elle ne m&rsquo;a jamais dit ce qu&rsquo;elle avait l&rsquo;intention de faire\u00a0\u00bb, dit-elle. \u00ab\u00a0Si elle m&rsquo;avait parl\u00e9, les choses auraient peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rentes.   <\/p>\n<p>Son exp\u00e9rience est le reflet d&rsquo;un probl\u00e8me plus large auquel sont confront\u00e9es les jeunes filles au Kenya. Les avortements pratiqu\u00e9s dans des conditions dangereuses restent l&rsquo;une des principales causes de maladie et de d\u00e9c\u00e8s maternels, en particulier chez les adolescentes. Selon les estimations du minist\u00e8re de la sant\u00e9, des centaines de milliers d&rsquo;avortements provoqu\u00e9s ont lieu chaque ann\u00e9e, souvent dans des conditions dangereuses. Une \u00e9tude nationale r\u00e9alis\u00e9e en 2025 par l&rsquo;Africa Population and Health Research Center (APHRC), en partenariat avec le minist\u00e8re kenyan de la sant\u00e9 et le Guttmacher Institute, estime que pr\u00e8s de 800 000 avortements provoqu\u00e9s se produiront en 2023, ce qui souligne le besoin urgent de pr\u00e9venir les grossesses chez les adolescentes et d&rsquo;am\u00e9liorer les syst\u00e8mes de soutien pour les jeunes filles.     <\/p>\n<p>Depuis la mort de sa belle-fille, Mulembe a transform\u00e9 sa douleur en objectif. Vivant avec plusieurs jeunes filles et jeunes gens qui ne sont pas ses enfants biologiques, elle se donne d\u00e9sormais pour priorit\u00e9 de parler ouvertement de sant\u00e9 sexuelle et g\u00e9n\u00e9sique et d&rsquo;encourager la confiance entre parents et enfants.   <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est important que les parents se lient d&rsquo;amiti\u00e9 avec leurs enfants. Ce lien \u00e9troit peut les aider \u00e0 partager des informations vitales\u00a0\u00bb, explique Mulembe.  <\/p>\n<p>Elle utilise aujourd&rsquo;hui son exp\u00e9rience pour conseiller les voisins, les parents et les tuteurs sur les dangers des avortements \u00e0 risque et sur l&rsquo;importance de l&rsquo;orientation et d&rsquo;une communication ouverte. Un article de journal relatant la mort de sa belle-fille fait partie des objets qu&rsquo;elle garde sur elle pour se rappeler ce que le silence peut co\u00fbter. Elle s&rsquo;en sert comme preuve pour encourager une meilleure \u00e9ducation des enfants et d\u00e9courager les pratiques d&rsquo;avortement \u00e0 risque.    <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Aucun enfant ne devrait mourir parce qu&rsquo;il a eu peur de parler\u00a0\u00bb, dit-elle. \u00ab\u00a0Il existe des moyens plus s\u00fbrs de g\u00e9rer ces situations, mais les parents doivent \u00eatre pr\u00e9sents.   <\/p>\n<p>Pour Mulembe, une meilleure parentalit\u00e9 n&rsquo;est pas une question de bl\u00e2me. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sent, de faire confiance et de veiller \u00e0 ce qu&rsquo;aucun enfant ne soit laiss\u00e9 seul face \u00e0 la crise. [\/et_pb_text][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Leonidas Mulembe, du village de Burangasi \u00e0 Navakholo Kakamega, se souvient encore du jour o\u00f9 sa belle-fille est tomb\u00e9e malade. 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