Njuri Ncheke, le conseil traditionnel suprême des anciens de la communauté Ameru du Kenya, étend son rôle d’organe culturel, administratif et judiciaire à celui de défenseur de la justice en matière de procréation pour les générations actuelles et futures.
La lutte pour les droits des femmes et l’égalité des sexes se trouve à un moment critique en 2025, 30 ans après la conférence de Pékin sur les droits des femmes. La résurgence mondiale du patriarcat et les changements politiques qui rétablissent des politiques restrictives en matière de santé génésique signalent une tendance dangereuse qui menace les progrès durement acquis en matière d’égalité des sexes et de droits des femmes partout dans le monde.
En mars 2025, un large éventail d’acteurs clés s’est réuni à Mogadiscio, en Somalie, pour discuter de la manière de construire un écosystème durable pour les soins de santé maternelle et reproductive. Une feuille de route stratégique a émergé de cet événement de plusieurs jours, ainsi qu’un engagement commun des parties prenantes à mettre en œuvre le plan et à transformer le paysage de la santé maternelle et reproductive du pays.
Au Kenya, les adolescents se trouvent à un carrefour critique, confrontés à ce que l’on a appelé à juste titre la « triple menace » : les nouvelles infections par le VIH, la violence sexuelle et sexiste (SGBV) et les grossesses précoces. Chacun de ces défis constitue à lui seul un obstacle important à la santé, à la sécurité et au potentiel des jeunes. Ensemble, leur intersection crée un dangereux réseau de vulnérabilités qui menace de faire dérailler une génération entière.
La pauvreté menstruelle reste un problème pressant au Kenya, affectant de manière disproportionnée les adolescentes des zones rurales. Selon une étude du ministère de la santé, 54 % des filles kenyanes ont du mal à accéder aux produits de gestion de la santé menstruelle (MHM) et 65 % n’ont toujours pas d’accès durable à des produits menstruels sûrs. Cette crise compromet leur éducation, les expose à des mariages précoces et perpétue le cycle de la pauvreté.
Au cœur du Kenya, du centre urbain animé de Kiambu aux paysages ruraux de Kakamega, une révolution tranquille dans la fourniture de services d’avortement médicalisé (également connu sous le nom d’avortement par pilules) est en train de se produire grâce au projet MASU (Medical Abortion Self Use – Auto-utilisation de l’avortement médicalisé).





